Infos culturelles de l’A.S.P.E.V

 

 

Infos culturelles de 

Association de sauvegarde du patrimoine et de l’environnement Vidaubannais

l’A.S.P.E.V

Vue panoramique de Vidauban avec son histoire cliquer sur le lien ou la photo…

http://www.mairie-vidauban.fr/index.php/decouvrir-vidauban/histoire-et-patrimoine/historique

ST Brigitte

Un peu d’histoire sur Sainte Brigitte

Chapelle romane, elle est située au sommet de la colline qui domine Vidauban. La légende veut que Brigitte épouse du prince scandinave Ulff Gudmarson entra en religion avec son époux, après lui avoir donné huit enfants. Elle fut contrainte de demander au pape d’exorciser son fils aîné qui menait une vie de débauche. Sur le chemin de retour de Rome et avant de se rendre en pèlerinage à St Jacques de Compostelle, elle s’arrêta à Naples auprès de sa cousine, la Reine Jeanne, Comtesse de Provence. Son fils mourut dans d’étranges circonstances et elle traversa la Provence seule, vers St Jacques. La chapelle honore son passage en Provence. Elle mourut en 1373 et fut canonisée en 1391. Le circuit vers la chapelle Pour accéder au sommet de Sainte Brigitte en partant de l’Office de Tourisme suivez les pointillés sur l’image jointe. Arrivée au sommet, une vue panoramique : On jouit d’un panorama très étendu, non moins par l’altitude (un peu moins de 200 mètres), mais par l’isolement du site. A l’ouest, au premier plan le Camp Romain de Chateauneuf, puis les camps préhistoriques de Gonfaron, de la Madelaine, de la Roquette. Au sud, Vaucron, Vignon, le fort en ruine de La Garde Freinet et le Castéou Maourou de Saint Daumas dans la verdure des Maures. A l’Est se profile le Castellas des Arcs au devant du Rocher de Roquebrune. Au Nord, la Tour de Taradeau au premier plan, au second plan, Saint Ferreol de Lorgues et au delà, souvent couvert de neige en hiver, Le Pic du Lachens, le plus haut sommet Varois.

 

Danse de la souche (la souco en provençal)

Il s’agit d’un grand classique du folklore provençal les  sauts des danseurs rappellent le geste des vignerons foulant le raisin. Il est de tradition, après la messe du dimanche célébrée sous les chênes verts de la butte, que soit exécutée la danse de la souche. C’est une danse pieuse provençale. Dans la tradition c’est la confrérie des Vignerons qui se livre à une danse joyeuse en l’honneur de Saint Marc, leur saint patron. La veille de la cérémonie est choisi le plus beau cep de vigne du terroir qui est décorée de fleurs, d’épis de blé et de feuillage A l’issue de la messe le prêtre bénit la souche qui est portée à l’endroit où se trouve le bûcher. Une danse rituelle est exécutée accompagnes des galoubets et des tambourins, ponctuée par les paroles dites des Grâces de Saint Marc avant que le prêtre ne bénisse et n’allume le bûcher. La souche est ensuite jetée dans les flammes et remise à la personne que l’on veut honorer. Les tromblons se font alors entendre et une folle farandole entraîne les danseurs et les personnes présentes dans une joyeuse gaieté.

La Saint Pons

 « Pour Saint Pons, faites du bruit »

 

Saint Pons est un des saints patrons de Vidauban. Une chapelle, coincée entre l’autoroute et la voie ferrée à environ deux kilomètres du centre-ville lui est dédiée. Le culte de saint Pons s’est répandu dans nos régions à compter du Xe siècle. Saint Pons était issu d’une famille sénatoriale romaine. Converti au christianisme, il s’est illustré en distribuant ses biens aux pauvres. Il fut martyrisé au IIIe siècle à Cimiez sur les hauteurs de Nice, sa tête, d’après la légende, aurait même roulé jusqu’au Paillon.

 Les Bravadeurs

 A Vidauban, la Bravade s’effectue en l’honneur du St Protecteur : St Pons que les agriculteurs implorent « volontiers » pour lui demander la pluie bienfaitrice pour leur culture, et le bonheur pour eux-mêmes, leur famille, leurs amis, … II suffit d’y croire.

(la Bravado) consiste en décharges de mousqueterie qu’on fait solennellement et processionnellement un jour de fête en l’honneur de quelqu’un

Elle revêtait autrefois une très grande importance. Le chef militaire avait un mandat annuel. II était élu par la population du village. Sa fonction était d’assurer la défense du village, chargé de veiller jour et nuit sur la cité. A cet effet, on lui adjoint deux aides :

– Un lieutenant

– Un porte enseigne

En Provence, elle aurait pour origine antique l’habitude des Marseillais de faire protéger leurs processions et cérémonies publiques hors les murs par des soldats en armes. Au Moyen-Âge, les corps de bravade « Li Bravadaire » en provencal, sont chargés de protéger les processions et pèlerinages contre d’éventuels ennemis

La notion de PATEC

 

 

 

 

 

En droit français, le patus (aussi appelé pate ou patec ou encore regale, voire relargue en Provence) est une ancienne notion désignant un ensemble de biens indivisibles, destinés à un usage commun. Le terme vient probablement de la fonction de ces biens, qui étaient à l’origine, dans un hameau, l’espace autour des maisons où s’ébattait la basse-cour, les passages communs pour les animaux d’élevage des différents fermiers, ainsi que diverses installations partagées comme l’abreuvoir.

Il se distingue notamment d’une cour par le fait que cette dernière est partie intégrante de l’espace privé et de l’architecture d’unehabitation.

Depuis le XIIIe siècle au moins, le patus faisait partie intégrante du lot attribué à un fermier par le seigneur, sans pouvoir ni être modifié, ni en être retiré. Ce lot comprenait généralement aussi l’hortus, parcelle dédiée au potager.

Au XVIIIe siècle, on voit également apparaître le mot « patus » dans l’acception de pièce fermée par quatre murs et à ciel ouvert, mais il semble s’agir là d’un homonyme.

La notion de patus a été redéfinie récemment par la Cour d’Appel de Toulouse*, qui le décrit comme un « fonds destiné à l’usage commun de tous ceux dont les propriétés le jouxtent ».

*La Cour d’Appel a rappelé son caractère indivisible (il ne peut être attribué à quiconque la propriété d’un tel fonds), ainsi que la condition nécessaire pour mettre fin à cette indivision : seul le consentement unanime de tous les propriétaires des biens dont le patus constitue l’accessoire permet de le dissoudre(Arrêt du 26 février 1996, GERVAIS C/COMBES).

Pour prétendre faire partie des propriétaires concernés, il faut justifier l’existence de ce droit indivis avec suffisamment de vraisemblance, ou que ce droit d’usage soit inscrit dans les actes de propriété, des biens attenants au patus.

Le patus ne relève pas du domaine public mais d’un usage exclusivement privé. Il ne sera donc pas possible qu’une commune en dispose pour l’intégrer aux espaces publics lui appartenant, par exemple en le transformant en parking ou en place publique.

Les propriétaires de biens riverains du patus, possèdent en commun un droit de jouissance sur ce sol, mais uniquement pour y circuler. En conséquence, il leur est impossible de le clôturer et il demeure inconstructible.

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